Yo à tous!

Alors comme promis pour certains, je reviens avec un blog, mais spécialement pour mes textes, histoires et autres essais en écriture!

Bonne lecture, et surtout, laissez-moi des commentaires! Et svp, je vous en supplie, expliquez-moi pourquoi vous aimez et pourquoi vous aimez pas! C'est le meilleur moyen pour moi de m'améliorer. Merci!

Et pour les crétins qui veulent faire du plagiat et s'attirer tout le mérite, mettez votre texte copié là où vous le pensez. Je met toutes mes trippes, mon plaisir et mon temps dans ces lignes, alors ayez au moins un minimum de respect et de civilité. Re merci.

# Posté le mardi 09 décembre 2008 18:54

Modifié le mardi 09 décembre 2008 19:06

La Troisième Guerre Mondiale

Mon texte principal : Les chiens hurlent aux étoiles, dont vous aurez bientôt les extraits.

L'histoire se passe au Japon, plus précisément à sa capitale, Tokyo, et nous somme durant la Troisième Guerre Mondiale. Tout ceci, donc, se déroule dans un futur tout de même rapproché, comme l'on peut le constater au fait que l'avancée technologie n'est pas particulièrement importante. Autant vous parler plus en détail de cette guerre, car j'ai bien peur ne pas trouver le temps d'expliquer en profondeur ce sujet dans les extraits qui vont suivre.

La Troisième Guerre Mondiale commença avec les Chinois, et plus spécialement avec l'arrivé d'un nouveau dirigeant, ou plutôt dictateur, à sa tête. Évidement, tout le monde sait que ce peuple en pleine période industrielle rêve de grandeur et de pouvoir. Pas étonnant aussi que ce sera lui qui partira en offensive, mais d'une manière bien spéciale. En effet, inutile d'espérer vaincre par le guerre. L'imposante armée des Etats-Unis est partout et peut intervenir quand ça lui chante, ce qu'elle fait souvent d'ailleurs depuis le meurtre d'Obama et la mise au pouvoir d'un président tout aussi fou que George W. Bush. Donc, comment les Chinois vont-ils bien pouvoir s'accaparer le pouvoir? Les puits de pétrole du Moyen-Orient sont autant de belles promesses pour l'essor des industries, tout comme l'importance de plus en plus grande de l'or bleu, dont les plus grands bassins d'eau potable se trouvent au Canada. Et tant qu'à y être, pourquoi ne pas aussi aller voler les grandes technologies du Japon et causer du tord aux grands pays influents, comme les contrés d'Europe et les dits Etats-Unis? Le seul moyen aux dirigeants chinois de parvenir à leurs fins : la subtilité.

De là est née la première école d'assassins, dite l'Académie Jaune, nommée pour la couleur du tatouage identifiant les dits assassins. Formés en secret, ces assassins sont enseignés depuis leur plus jeune âge, parfois même dès cinq ans, et représentent bientôt l'arme la plus fatale de l'armée chinoise. Ils s'infiltrent partout, tuent sans laisser de trace, et ce n'est que plusieurs années plus tard qu'on découvre l'existence d'une pareille organisation. En effet, suite à plusieurs meurtres mystérieux en faveur de la Chine, on avait peu à peu fini par découvrir le fameux secret, mais comment accusé puisque l'on n'a aucune preuve tangible? Et quand l'Inde s'y mêle, motivée par les mêmes buts que ses voisins, et qu'elle fonde l'Académie Bleu, ce qui enclenche des rivalités entre ces deux pays surdéveloppés et plusieurs combats entre assassins dans l'ombre du secret? Voici un cocktail idéal pour déclencher l'alarme et la Troisième Guerre Mondiale.

Le troisième pays à fonder une école à assassins est étrangement l'Arabie Saoudite, et ce uniquement à but de défensive plutôt que d'offensive. Après tout, ne dit-on pas qu'il faut combattre le feu par le feu? Vois donc le jour l'Académie Orange. Il faut dire que cette guerre à un bon côté, comme toutes guerres en fait, car cela amènera le Moyen-Orient à s'allier en une paix riche et durable pour bénéficier de la protection des assassins orange. Une bonne nouvelle quand on regarde l'historique des guerres qui éclatent depuis plusieurs centaines d'années dans ce coin du monde... Viens ensuite le Japon avec l'Académie Grise, dont on parle justement dans mes extraits. Encore une fois, c'est dans le but de préserver ses ressources technologiques, mais le pays va tout de fois avoir un côté plus offensif, sûrement par soif de vengeance. Finalement, devant cette nouvelle mode pour le combat, l'Europe accepte officiellement la présence des écoles d'assassins et rendent cette pratique légale. En effet, ce style de guerre plus subtile réduit considérablement le nombre de victimes innocentes, sans compter les villes dévastées et les chars et armes de destruction massive qui ne sont plus à être payés. L'union Européenne va cependant longuement hésitée avant de fonder sa propre Académie.

En effet, le Canada va la devancer, étant de plus en plus menacée pour son eau potable, et fondera l'Académie Rouge. Elle attire aussitôt une grande popularité et croisse de manière phénoménale. À côté, l'Académie Verte des Européens va rester presque embryonnaire, mais néanmoins assez présente pour repousser les assauts ennemis. Pour rester encore plus forte, l'Europe, le Canada et le Moyen-Orient vont d'ailleurs s'unir contre les attaques extérieures, ayant comme but commun d'uniquement se défendre. Le Japon, exclu de cette entente à cause de sa position autant offensive que défensive, va aussitôt répliqué en devenant elle aussi l'ennemi de l'Alliance. À première vue, ce n'est uniquement que par acte de vengeance, mais pourquoi ne pas en profiter pour gagner du territoire? Car en effet, l'île du Japon reste petite pour un bassin aussi dense de population, à l'instar de la Chine et de l'Inde.


Voilà donc le résumé de ce qui s'est passé avant le commencement de mon histoire Les chiens hurlent aux étoiles. En espérant que vous comprenez un peu plus le monde à l'époque du personnage principal, Fubuki!
La Troisième Guerre Mondiale

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 19:04

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 20:18

Un inquiétant petit texte

Voici un texte que j'ai écrit il y a... plusieurs mois, je dirais. Je ne sais pas si je vais transformer ça en un chapitre de roman, ou le garder tel quel... Enfin bon, qui vivra verra!


Texte intégral de L'évacuation

L'alarme avait résonnée tôt dans la matinée, vers les sept heures du matin, me tirant en sursaut du lit. La sonnerie avait quelque chose de menaçant et glauque, un son de fin du monde, faisant se nouer mon estomac alors même que je ne savais pas la nature de la menace. Par réflexe, je me suis dirigée vers la fenêtre de mon appartement minuscule, situé quelque part dans l'immensité de la ville de Québec, pour voir que plusieurs faisaient de même. Un ramassis d'étudiants à l'Université Laval, ouvrant les rideaux de leur chambre, le visage entre l'inquiétude et le sommeil. L'alarme ne cessait pas, et, ne sachant toujours pas ce qui se passait, je m'habillai en vitesse pour descendre tout aussi vite au rez-de-chaussée, me ruant dehors, soulignant encore une fois que je n'avais pas été la seule à avoir le même réflexe. C'est alors que je les vis. Une dizaine de camion de l'armée, débarquant dans la rue en état d'alerte, chargés de tout autant de soldats prêts à réagir.

De ma vie, je n'avais alors que rarement vue en chair et en os des militaires. Juste un petit convoie passant par ma ville de campagne, alors que j'étais gamine. Ou bien un représentant des forces armés qui passait dans les classes, une fois par an, pour voir s'il n'y avait pas quelques adolescents un peu naïfs qui étaient intéressés à devenir soldats. La dernière fois remontait à un concert donné par la marine, mais encore là, c'était il y a quelques années. Aussi, un tel déploiement militaire avait quelque chose d'angoissant en ce douze décembre et accompagnés d'une telle alarme. Surtout que, ce mois-ci, les médias n'avaient pas cessé de nous baratiner sur une possible fin du monde. Personnellement, je n'avais jamais cru à ces sornettes prophétiques, comme un bon 50% de la population. Mais voilà, je commençais sérieusement à remettre mon opinion en question alors qu'une partie des camions couleur kaki freinaient brusquement devant notre immeuble et qu'en sortait en hâte leurs occupants.

Plusieurs émotions prirent de manière fulgurante mon esprit. En premier lieux, la plus totale incompréhension. Et ça accompagné d'une surprise et d'une angoisse qui me paralysait en me faisant écarquiller les yeux comme une idiote. Toute trace de sommeil s'était rapidement évaporée avec ce brusque réveil, mais mon cerveau semblait incapable de réagir sur le coup. Je ne comprenais plus rien. Hier tout avait été parfaitement normal, rien de différent à l'habitude, aucun signe avant coureur. J'avais prévu avoir aujourd'hui une journée de ce qu'il y avait de plus ordinaire pour une étudiante de vingt ans. Mais vraisemblablement, j'allais devoir changer sérieusement mes plans.
- Tout le monde, écoutez-moi!
Mon visage se tourna aussitôt vers celui qui avait prit la parole, difficile à manquer par le porte-voix qu'il tenait devant son visage. Un militaire, évidement, et sûrement plus haut gradé, du fait qu'il semblait celui qui dirigeait l'équipe derrière lui.

- Nous sommes ici en état d'urgence, je veux donc que vous suiviez, dans le plus grand calme, mes directives!
Personne n'osa émettre la moindre protestation. Cet homme savait ce qu'il faisait plus que tout le monde ici présent, et en savait aussi sûrement plus que quiconque.
- Vous allez maintenant retourner à votre appartement respectif, y prendre le strict nécessaire, et revenir ici pour être évacué! Je dis bien le strict nécessaire!
Puis, rabaissa l'appareil, l'homme fit un signe au reste du groupe. Ceux-ci entrèrent d'un pas rythmé et rapide à l'intérieur, suivit bien rapidement par les élèves qui, comme moi, étaient descendus. La plupart de mes camarades avaient un trot rapide, mais je ne sais comment, je réussi à garder le plus grand self-control. Peut-être parce que je ne cessais de me répéter que paniquer était la pire chose qu'il pouvait m'arriver. Si je voulais que tout aille bien, je devais garder la tête froide, et ainsi rester intacte mon intelligence.

C'est donc en me forçant à avoir un pas calme que je retournai à mon appartement. En chemin, je pouvais voir les soldats entrer en fracas dans chacune des habitations, répétant les règles aux gens s'y trouvant et assistants ceux demandant de l'aide. Je ne pu m'empêcher de souligner qu'ils étaient d'une parfaite efficacité, et c'est un peu plus rassurée que je poussa ma porte. Ce ne fut pas long de ramasser ce que je considérais comme le strict nécessaire. D'abord, je laissai tomber ma valise. Mon sac à dos serait plus facile à traîner, au cas où j'aurais besoin de courir. Cette lucidité et cette logique d'esprit me surpris moi-même. Je n'avais, après tout, jamais eu à affronter pareille situation dans le passé. Peut-être était-ce les innombrables films que j'avais dévorés qui m'inspiraient. Toujours est-il que je vidai le contenu de mon sac au sol, regardant avec indifférence mes cartables et livres d'école s'éparpiller sur le plancher. Ils ne me seraient plus utile désormais, mais j'avais tout de même ce petit pincement au c½ur qui me rappelait à quel point les études étaient importantes pour mon futur.

Mais ce futur ne serait réalisable que si je survivais à cette menace, qui m'était jusqu'alors inconnue. Alors tant pi pour le matériel scolaire. Au mieux, je vais peut-être le récupérer intacte quand on jugera le danger passé. Je ne gardai que mon ordinateur portable, objet que je possédais depuis cinq longues années déjà, mais qui était sacré à mes yeux. Je trouvais tout simplement inconcevable de vivre sans l'avoir continuellement à mes côtés. S'y rajouta aussi une pile de feuilles, ma trousse de crayons, le maximum de vêtements que je pouvais empiler dans mon sac et, finalement, toutes les barres tendres que possédait mon garde-manger, soit une bonne douzaine. À peine je poussais la porte, mon manteau d'hiver sur le dos et mon sac à l'épaule, que je me retrouvais nez à nez avec un militaire qui s'apprêtait, visiblement, à entrer.
- Vous êtes prête?
Je remarquai alors à quel point il était jeune. Il devait avoir mon âge, ou tout juste un peu plus vieux. Quel gâchis.

J'hochai la tête, incapable d'émettre le moindre son. La gêne, sûrement. Je n'étais pas habituée à l'uniforme. Inconsciemment, j'avais tendance à porter respect à ces figures d'autorité, un peu comme une jeune élève qui obéi spontanément à son professeur. D'un signe de tête, il me montra vaguement la direction de l'ascenseur, m'insistant à descendre rejoindre les autres aux camions, et je m'exécutai aussitôt. Et alors que je me dirigeais vers l'engin, je faisais de lourds efforts pour ne pas me retourner une dernière fois. J'avais l'impression que ses yeux ne quittaient pas mon dos alors que je passais les portes coulissantes d'un gris métallique. J'avais l'impression d'avancer dans un rêve, hors de la réalité, alors qu'on me faisait monter dans le camion avec mes maigres bagages, entassée à côté de nombreuses autres personnes dont je ne connaissais qu'à peine les visages. Et l'alarme qui sonnait toujours, sinistre.

Une fois le véhicule plein, deux soldats embarquèrent en arrière avec nous, laissant les autres s'occuper de ceux qui n'avaient pas encore pu monter. D'autres véhicules viendraient les chercher, leur promettait-on. Je me sentais mal pour ceux qui restaient derrière, sûrement plus étouffés par l'angoisse que nous ne l'étions déjà, que moi-même l'étais déjà. Qu'est-ce que l'avenir nous réservait, me réservais, maintenant? Je n'en avais aucune idée. Je ne connaissais qu'une manière pour me changer les idées : mon portable. C'est péniblement que je le sortis de mon sac, plus péniblement encore que je parvins à le mettre en équilibre précaire sur mes genoux et à y taper sur le clavier sans gêner mes voisins. Le silence était lourd dans le camion, et outre le grondement du moteur et le cri lancinant de l'alarme, personne n'osait parler. Mais je sentais les regards fixés sur moi. J'avais été la seule à penser amener mon portable, et donc la seule à posséder une source infinie de renseignements.

Mais si seulement je pouvais joindre Internet, et ainsi savoir enfin ce qui se passait... J'eu beau m'essayer à maintes reprises, sans succès, et c'est avec un soupir découragé que je remis ma précieuse machine dans son sac. Puis, prenant mon courage à deux mains, je tapota l'épaule de l'un des deux militaires nous accompagnons, causant l'étonnement parmi mes semblables. C'est vrai qu'il fallait avoir du cran, et il faut dire que j'en avais toujours eu, et aussi sûrement plus de sang-froid que ces pauvres apeurés qui se tenaient serrés comme des sardines dans ce camion.
- Je peux faire quelques choses pour vous, madame?
Je reconnu avec surprise le soldat que j'avais croisé, quelques minutes plus tôt, devant ma porte. Il avait de si pénétrants yeux bleus que j'étais sûr de ne pas me tromper. C'était bien lui. Je laissai passer le « madame », bien qu'en temps normal j'aurais tiqué. Je préférais mademoiselle. Après tout, je ne suis pas si vieille, et encore moins mariée.

- Qu'est-ce qui se passe? Pourquoi l'alarme?
Le militaire paru un instant embêté, et ses yeux reflétèrent une furtive désolation qui disparue bien vite.
- Un tsunamie se dirige vers la côte est de l'Amérique... Les scientifiques nous promettent une vague assez haute pour... pour atteindre Montréal.
Sa voix manquait d'assurance. Cette révélation était tellement troublante, cependant, que je le compris tout à fait. Moi-même je n'en revenais pas. C'était si soudain. Si... horrible. J'avais vue à la télévision les ravages que pouvaient causer un tel monstre, un tsunamie ayant ravagé l'Inde il y a quelques années de cela. Cette épée de Damoclès, juste au-dessus de nos têtes, alourdie encore plus l'atmosphère. Les yeux écarquillés par la surprise, la peur, ils dévisageaient tous le militaire, qui préféra détourner la tête pour regarder à l'extérieur.

Moi, j'étais totalement effondré. Le malheur s'abattait sur nous. Si ce tsunamie était aussi énorme, je ne reverrais probablement plus jamais Québec comme je l'ai toujours vu. Et soudain, je me rappelai, avec une vivacité qui me poignarda le c½ur. Mes parents vivaient en Gaspésie, juste sur le bord du fleuve. S'il devait arriver un tsunamie de l'Atlantique, c'est là qu'il y aura le plus de dommage. Et s'ils n'étaient pas évacués à temps... Je ne pu m'empêcher, à ce moment-là, d'éclater en larmes, tout mon self-control volant en éclat. D'habitude, je détestais pleurer en public. Ça fait paraître faible. Mais là, ce n'était pas comme d'habitude. Avec ce malheur qui venait de nous êtres annoncé, y aura-t-il seulement un retour à l'habitude? Mais plus effrayant encore, c'est que j'avais prédit cette catastrophe, dans un de ces textes de science-fiction que je m'étais amusée à créer sans croire que ça se passerait réellement comme ça. Et que je savais que cette calamité allait nous tomber dessus tôt où tard après avoir écoutée un documentaire à la télévision parlant de la probabilité qu'une telle chose se produise. C'était terrible. Absolument terrible. Je ne pouvais cesser de pleurer.


On ne sait pas quand, mais il est fort probable qu'un méga tsunami ravage les côtes Est de l'Amérique du nord. Les scientifiques se sont aperçus que les plus gros tsunamis ne venaient pas des tremblements de terre sous-marin, mais bien de l'effondrement d'une importante masse dans l'eau. Ils se sont aussi aperçus qu'une importante partie de l'île Canari est en train de s'affaisser de manière menaçante. Quand elle s'écroulera, l'onde traversera tout l'Océan Atlantique à grande vitesse et percutera notre continent en un tsunami si énorme que celui de l'Inde aura l'air, à côté, d'une petite vaguelette. Surtout quand on prend en facteur la monté des eaux grâce au réchauffement climatique. En espérant ne pas trop vous ébranler...

# Posté le lundi 15 décembre 2008 19:44

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 18:56

Un autre grand projet

Un autre grand projet
Epilogue de Mémoires du Grand Bleu

J'ai écrit ces lignes sans savoir si quelqu'un les lira un jour. L'avenir est si incertain. Pourtant, je garde espoir. Il nous sauvera. Piarvas nous sauvera. C'est une certitude qui ne me quitte plus. Pourtant... Pourtant, chaque soir, je regarde l'horizon avec anxiété. Je reste sans nouvelles et sans réponses. Où est-il? Que ce passe-t-il réellement? Les enjeux me dépassent, j'ai fini par m'en apercevoir. Je croyais savoir. Nous avons tous cru savoir. Nous étions si loin de la vérité. La vérité existe-t-elle seulement? Seuls les dieux peuvent le dire. Et si tout n'était qu'illusions, comme un rêve dont l'on ne peut sortir? Ces doutes me hantent, me tourmentent. Je n'arrive plus à dormir la nuit et mon état se détériore. Je sais ne pas être le seul du Conseil à être aussi troublé. Piarvas, notre dernier espoir, tout tourne désormais autour de lui. Le destin du monde est entre ses mains. Et nous avons perdu sa trace depuis si longtemps. J'ai foi en lui. Je suis certain de sa réussite. Mais il y a de ces nuits d'insomnies où je regarde la lune, et où je me pose cette question si terrible. Et s'il était... Et s'il était mort? Je me sens malade à évoquer cette possibilité. J'ai élevé Piarvas comme un fils. Je l'ai vu grandir. J'ai été celui qui l'a protégé des menaces pesant sur son enfance. J'ai été celui qui lui a appris la vie et ses secrets. J'ai été le premier à entendre la prophétie, terrible prophétie planant sur lui. Puis la seconde, plus terrible encore. J'ai été celui qui les lui a révélé. Et j'ai été celui qui l'a regardé partir... pour ne plus jamais revenir.

Je ne sais pas qui lira ces lignes, si jamais ces lignes sont lues. Mais j'aimerais te confier ces secrets qui ont rongés mon vieux c½ur pour protégé l'enfant qu'était alors Piarvas. J'aimerais te raconter cette histoire, non comme les légendes vont la raconter, mais comme elle s'est réellement passée. J'aimerais te décrire ce monde comme je l'ai connu, avant sa renaissance... ou avant sa destruction. Enfant du futur, peut-être déjà devenu adulte, si jamais tu existes, peut-être as-tu déjà entendu parler de mon protégé. Si c'est le cas, c'est qu'il aura réussi sa mission. Mais si tu n'as jamais entendu le nom de Piarvas, si personne n'a jamais entendu ce nom, c'est qu'il a dû échouer. Je préfère ne pas penser à cette hypothèse, bien que probable. Elle est trop horrible à envisager. Laisse-moi seulement l'espoir qu'il ait, peut-être, sauvé ce monde. Car il ne me reste que l'espoir. Il ne me reste qu'à espérer revoir cet enfant devenu grand, annonçant fièrement sa victoire.

Enfant ou adulte du futur, laisse-moi te raconter la jeunesse d'un futur héros. Laisse-moi te raconter ces passages souvent délaissés ou oubliés des histoires, ces faits comme je les ai vu et vécus. Laisse-moi te parler d'amitiés perdues, de génocide et de guerre, de secrets dévoilés. Laisse-moi te parler de ces prophéties sombres qui attendaient cette personne si chère à mon coeur. Si ces lignes sont lues, elles révèlent ce qui fut peut-être caché durant des siècles. Si jamais elles sont lues.


Mon premier texte d'envergure, celui qui m'a donné la passion d'écrire, je l'ai écrit en cinquième année du primaire pour des petits de première et deuxième. C'était une horreur, de ces histoires où le héros était sans tache et sans reproche, et où les problèmes étaient réglés sitôt apparu. Quelque chose de bien embryonnaire. Après plusieurs années sous la poussière, voici sa dernière version retravaillée, bien plus sombre et mature que la première.

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 19:27

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 20:30

Hiérarchie des assassins

Hiérarchie des assassins
Encore une petite parenthèse pour Les chiens hurlent aux étoiles. Cela concerne ici la hiérarchie des assassins, ainsi que l'uniforme qui vient avec chaque montée en grade. Cette hiérarchie est identique dans toutes les Académie, mais la manière de monter en grade et l'uniforme changent selon le pays. Évidement, je vais vous parler ici des particularités du Japon.

Assassin élève
Le gouvernement japonais recrute très jeune, et a d'ailleurs inventé des lois sur le sujet (je vous en parlerai une autre fois). Donc, les jeunes assassins sont pris de cinq à dix ans, puis formés intensivement pendant minimum deux ans. S'ils atteignent l'âge de treize ans et échouent à l'examen final, ils sont renvoyés chez eux... dans un joli cercueil sur mesure. On ne tolère aucun échec, et encore moins que les secrets de l'état soit divulgués hors de l'enceinte de l'Académie. Les assassins élèves restent confinés dans l'enceinte de l'Académie jusqu'à ce qu'ils montent en grade, et risquent de gravent sanctions s'ils tentent de quitter le périmètre ou de reprendre contacte avec leurs parents. Le port des armes en dehors des cours leur est aussi interdit. Ils sont formés à la base, soit :

- Le maniement des armes blanches (lames courtes)
- Le maniement des fusils
- Le maniement des arts martiaux
- Le camouflage
- Le montage de divers pièges
- Les bases scolaires, de la maternelle jusqu'au secondaire cinq
- La natation et plusieurs autres sports à un niveau très poussé

Les assassins élèves n'ont pas encore le tatouage des assassins sur la main et portent des pantalons noirs longs et des espadrilles de la même couleur. Pour le haut, ils portent une sorte de filet métallique souple et au poids certain, sur lequel ils mettent un T-shirt gris. Le filet sert de protection contre les éventuels coups de couteau, tout en développant les muscles du jeune qui doit supporter son poids toute la journée. Un manquement à la règle vestimentaire, et c'est aussitôt la sanction.

Assassin débutant

Après avoir passé l'examen final, les jeunes recrus sont officiellement considérés comme des assassins de l'Académie. Leur apprentissage n'en est pas finit pour autant. On les assigne chacun à un vétéran qui assurera la progression de son protégé et le guidera dans ses premières missions. Se sont toutes des missions en duo, qu'il exécute avec son maître. Désormais, ils ont droit de sortir de l'enceinte, mais uniquement s'ils sont accompagnés de leur supérieur. Ils apprendront à :

- Contrôler l'Énergie (je vous en parlerai une autre fois)
- Trouvé leur domaine premier (je vous en parlerai aussi une autre fois)
- Manier les explosifs

Une fois débutants, on les marque du tatouage de l'Académie. Au Japon, l'emblème ressemble vaguement à une goutte d'eau grisâtre. On les revête aussi du classique vêtement noir moulant et une pièce, qu'ils porteront sûrement pour le reste de leur vie, probablement courte. Ils ont aussi le droit au port du fusil de poing et de l'arme blanche (lame courte) de leur choix. Au plus doué de sa génération, on lui donne en prime le fusil d'assaut de son choix.

Assassin confirmé
Le débutant ne monte en grade que si son supérieur le juge prêt. Cela peut prendre minimum six mois, ou à l'inverse, plusieurs dizaines d'années. Une fois que le vétéran accepte, un de ses confrères fait passé un examen au protégé. Cela peut être absolument n'importe quoi comme défi. Si le débutant échoue, il peut se réessayer après un délai de six mois auprès d'un autre confrère, et si son supérieur le sens apte à passer l'examen encore une fois. Et ce ainsi de suite jusqu'à ce que le débutant réussisse. Une fois assassin confirmé, il est libre d'aller et venir hors de l'enceinte et est maintenant assigné à des missions en solo ou en équipe allant jusqu'à cinq individus. Il peut aussi enseigné aux assassins élèves. Maintenant que le confirmé maîtrise un domaine, il peut soit :

- S'y perfectionner
- En développer d'autres

Les assassins confirmés portent un masque en tissus noir, retenu par l'arrête du nez pour cacher le bas de leur visage. Le masque est agrafé à leur uniforme, de sorte qu'ils ne partent jamais sans. Il est obligatoire de garder son masque, outre lors des besoins primaires, comme dormir ou se restaurer.

Assassin vétéran

Pour monter au grade vétéran, il faut avoir réussi cinquante missions au grade confirmé ainsi qu'avoir enseigné à une classe d'élèves pendant au moins une heure. De plus, c'est à partir du grade confirmé qu'on peut choisir si l'on veut ou non monter en grade. Après avoir remplit les deux premières conditions et avoir déposé sa demande, l'assassin confirmé devient vétéran. Le vétéran a généralement développé tous les domaines qu'il souhaitait. Il ne lui manque plus qu'à :

- Recevoir une formation sur le poison
- Se perfectionner dans ses/son domaine(s)

De plus, il doit prendre obligatoirement en charge un débutant. Il est évidement souhaitable qu'il amène ce dit débutant jusqu'au grade confirmé, mais quelques vétérans, trouvant leur subordonné trop lourd ou incompétent, le laisse tout simplement se débrouiller seul pendant une mission, en refusant de l'aider. Cela entraîne généralement la mort du débutant laissé à lui-même. Cet écart de conduite de ces vétérans est entièrement légal. Les vétérans peuvent enseigner à autant de débutant qu'ils le souhaitent, mais jamais deux ou plus en même temps. Les vétérans sans subordonnés servent souvent comme gardes de l'Académie ou comme garde du corps du Directeur.

Les vétérans se voient rajouter à leur uniforme une veste couleur camouflage urbain, dont le matériau souple est assez résistant pour protéger des coups de feu. Son col haut empêche les armes blanches de trancher la carotide et de briser la nuque. De plus, il comporte de multiples pochettes secrètes, où l'assassin peut sans problème caché des fioles de poison, une petite arme, un nécessaire à crochetage et quelques autres objets utiles de moindre taille.

Assassin élite
Seul la réussite ou la mort d'un protégé permet au vétéran de monter en grade, si ce dernier a en plus rempli avec succès soixante missions au grade vétéran et a déposé sa demande. Les assassins élites sont répartit en sept groupes, les meilleurs étant dans le premier, et ainsi de suite jusqu'à la septième équipe. Il ne peut y avoir dans chaque équipe que cinq assassin élite, plus leur chef. Ainsi, quand le nombre a atteint sa limite, la montée en grade des vétérans est refusée jusqu'à la mort d'un assassin élite ou d'une rétrogradation. Cela peut arriver à la demande d'un élite souhaitant enseigner de nouveau à un débutant, et qui pour se faire se voit redevenir vétéran. L'assassin élite se voit :

- Recevoir une formation sur le maniement des armes diverses
- Recevoir une formation sur le maniement du katana
- Se perfectionner dans ses/son domaine(s) jusqu'à en atteindre une parfaite maîtrise

Les assassins élites se différencient des vétérans par leur katana, qu'ils portent soient à la taille, soit au dos. Il est plus commun cependant de les voir au dos pour faciliter leurs déplacements.

Chef d'élite

Les sept meilleurs assassins élites se voient nommé chef d'équipe. Encore une fois, le meilleur est en charge de l'équipe un, et ainsi de suite. Ils ont l'honneur de porter l'une des Sept Épée Légendaire des Reliques. Je vous parlerez de ces dites Reliques plus tard. Ces chefs servent le plus souvent pour la paperasse que pour les missions, mais restent redoutables sur le champ de combat.

Les chefs d'élites ne portent pas le traditionnel costume sombre une pièce. Ils n'en garde que le haut et portent des pantalons de camouflage urbain.

Directeur
Le grand chef de tous les assassins. Il est le seul à côtoyer les grandes sphères du gouvernement et à recevoir leurs ordres, qu'il donne ensuite à ses subordonnés. Il passe ses journées à son bureau, à remplir des papiers importants, ou a des réunions avec les dirigeants. Il n'est cependant pas le directeur pour rien. Il est redoutable au combat et est souvent symbole d'invincibilité, bien que ce ne soit pas entièrement le cas. Pendant les cérémonies et les jours du quotidiens, il porte une sorte de soutane blanche avec le signe des assassins gris. Pour l'instant, aucun réel combat n'a emmené le Directeur à porter sa tenue de combat, aussi on ignore encore à quoi elle ressemble.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 16:38

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 20:14